Vers la non-violence pédagogique et familiale
Chaque année, la journée mondiale de la non-violence éducative est célébrée dans le monde entier, son but est de sensibiliser les enseignants et les parents sur la gravité des châtiments et punitions subits par les enfants à travers l’organisation des ateliers qui soulignent les limites de l’éducation, et les meilleures façons de se comporter avec ces petits « mioches » sans avoir recours à la violence.
Cet évènement a été initié par l’organisation américaine
EPOCH (End Physical Punishment for Children), qui met au clair les droits
des enfants qui sont souvent méconnus ou ignorés et vise à promouvoir une
nouvelle manière de les élever, sans brutalité ou maltraitance physique et mentale.
Plusieurs lois ont été faites à ce sujet, comme la loi
« anti-fessées » promulguée en 2019, et bien d’autres encore, qui interdisent les violences éducatives ordinaires, affirmant que les gifles,
pincements, menaces, moqueries ou insultes sont inadmissibles pour l’éducation des
petits.
Les parents et les enseignants ayant subi la même
violence éducative étant jeunes, réappliquent le même comportement avec les
générations qui suivent, pensant que c’est le meilleur moyen pour éduquer
l’enfant et le corriger, or la science admet que
le cerveau de l’enfant est immature et met plusieurs années à se développer.
Une correction ou une punition corporelle ne pourrait en aucun cas faire
changer le comportement de ce dernier, bien au contraire, elle peut engendrer des
répercussions psychologiques et cognitives graves à savoir : la
délinquance, l’échec scolaire, perte d’estime de soi, dépression, anxiété… Une
étude faite par l’université américaine d’Austin a mis en exergue les
conséquences de la violence sur l’enfant, qui pourraient être à l’origine des
crimes commis par ce dernier une fois adulte, nourrissant chez lui un
comportement antisocial et agressif.
Et l’Algérie dans tout ça ?
La violence éducative des enfants inquiète beaucoup
l’état Algérien, qui a pris l’initiative de promulguer une loi interdisant
toutes sortes de châtiments corporels et injures morales pénalisant les auteurs
de violence notamment dans les établissements scolaires, cela a été accompagné
par des mesures renforcées de protection des enfants, qui bénéficient à l’heure
actuelle de plus de droits qu’auparavant
Par ailleurs, l’UNICEF Algérie s’active à empêcher
l’expansion de la culture de violence aux enfants, en organisant différents
programmes assurant leur protection et épanouissement, à travers la formation
des professionnels et des parents dans la gestion des cas, une meilleure prise
en charge des écoliers dans les établissement éducatifs, la vulgarisation des
droits de l’enfants dans les différents canaux de communication, et les peines appliquées
pour ceux qui ne les respectent pas.
Quelques astuces pour éduquer l’enfant sans violences
Afin de se faire obéir par l’enfant et corriger au
mieux son comportement, nous vous présentons quelques astuces clés qui peuvent
vous aider :
Soyez empathique avec l’enfant et écoutez-le
Écoutez vos enfants, et soyez attentif à ses caprices,
laissez le choix d’exprimer sa frustration, et adoptez un discours positif en
imposant les règles. Évitez les phrases de type « ne fais pas ceci, ne
fais pas cela… »
Rappelez-lui les règles
Rappelez-lui les règles de la maison si nécessaire, et
intervenez quand il ne les suit pas, en l’empêchant de regarder la TV par
exemple. N’ayez pas recours aux cris, et à la violence, cela lui fera penser que
les problèmes se résolvent par l’agressivité et la violence.
Négociez avec lui comme à un adulte
Négociez avec votre enfant et donner lui le choix de
prendre quelques décisions, cela ancrera chez lui l’esprit de responsabilité. Demandez-lui
par exemple s’il veut manger avant ou après sa douche.
Aidez-le à se comporter correctement
Aidez votre enfant à se tenir de façon correcte et de
ne pas faire de bêtises, en utilisant des mots ou des gestes.
Transformez ses caprices et pleurs en rire et humour
Si votre enfant est en colère, détendez la situation
en l’invitant à jouer avec vous. Le rire annihile la colère et le sentiment de
frustration.
Par Hana Khelfat



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